Efficacité thermique, le tryptique « isolation/ventilation/chauffage »

jr-50reunion-121031-passif-13 1

Améliorer l'efficacité thermique de son immeuble nécessite d'agir sur plusieurs leviers interdépendants : l'isolation de l'enveloppe, la ventilation et le mode de chauffage notamment. N'agir que sur un volet peut s'avérer contreproductif : il est nécessaire d'avoir une approche globale.

L'essentiel

  • isoler les parois exérieures pour éviter les déperditions de chauffage l'hiver et empêcher l'entrée de chaleur l'été ;
  • ventiler correctement pour avoir une bonne qualité de l'air et évacuer l'humidité ;
  • choisir un chauffage efficace pour minimiser les consommations énergétiques (et financières !).

Rénover son habitat pour en améliorer les performances énergétiques est profitable à tous et toutes : l'envolée des prix de l'énergie pourrait devenir, à court et moyen terme, un poids économique très contraignant et fragiliser l'équilibre économique d'un grand nombre de ménages. C'est aussi l'occasion d'améliorer le confort intérieur comme la qualité de vie personnelle et collective, ainsi que de valoriser et pérenniser son bien immobilier.

Mais quels travaux envisager ?

Les travaux réalisés dans les copropriétés sont réalisés trop souvent de manière ponctuelle, sur un seul élément du bâti, sans réfléchir au fonctionnement du bâtiment dans son ensemble : on résout un problème qui se pose en agissant directement dessus (par exemple, on change des fenêtres peu performantes ou étanches). Cette logique segmentée n'est cependant pas efficace techniquement et économiquement et peut même s'avérer contre-productive dans certains cas. Par exemple, installer des fenêtres à double-vitrage sans envisager le système de ventilation peut entraîner une mauvaise qualité de l'air intérieur, voire des moisissures dues à une mauvaise aération du bâtiment.
L'approche globale est bien plus efficace : elle nécessite de prendre en compte l'ensemble des facteurs, ainsi que leurs interactions et interdépendances. La réponse se trouve alors dans la définition d'un plan global et cohérent de travaux, étalé sur plusieurs années. Il est nécessaire de trouver un équilibre et une cohérence entre les différents éléments de la programmation : isolation, ventilation, mode de chauffage, etc.

Pour en savoir plus

L'exemple grenoblois : réhabilitation et travaux d'économie d'energie dans le bâti ancien
grenoble__batiancien_patrimoine_energie.pdf

L’isolation est souvent la première étape pour améliorer l’efficacité énergétique d’un bâtiment et réduire ses dépenses énergétiques. En effet, il serait contre-productif d’installer un chauffage plus économe et écologique (pompes à chaleur, panneaux solaires thermiques, chaudières à biomasse par exemple) si le bâtiment n’est pas isolé. L'isolation doit par contre être systématiquement associée à un bon système de ventilation (naturelle ou assistée mécaniquement).

Le chauffage est un poste de dépense énergétique très important pour la majorité des ménages. A lui seul, il représente environ 70% de la consommation d’énergie dans les logements, les 30% restant étant liés à la production d’eau chaude sanitaire, la cuisson et l’électricité spécifique*. C’est donc le principal gisement d’économies énergétiques (et financières!) dans le logement.